Une révolution verte
déferle sur Saint-Gilles

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Les potagers urbains poussent comme de la bonne herbe

Soyez vigilants sur la qualité du sol que vous comptez cultiver ou jardiner.

Jardins pédagogiques, intergénérationnels, d’insertion, bio, urbains, solidaires… Les projets de potagers partagés ou non,  fleurissent à Saint-Gilles. Créez le vôtre. Après l’eau, voici la terre. Prenez une graine d’utopie, arrosez d’une bonne dose de solidarité et laissez pousser.

Le jardinage sous toutes ses formes est un allié du lien social. Le jardinier, s’il aime son jardin secret, aime aussi à échanger conseils et semences. Au-delà des objectifs de cohésion sociale et autres, cultiver son lopin de terre est aussi une façon de pouvoir manger sain sans trop se ruiner. En ces temps de crise économique, c’est appréciable ! Pour obtenir une récolte conséquente, il faut de l’espace en suffisance. En ville, les terrains sont non seulement rares, ils sont aussi pollués. Mieux vaut investir dans une bonne analyse de sol si on ne veut pas déguster des tomates bio… parfumées au plomb ! Analyse relativement onéreuse pour un groupe de riverains qui ne bénéficierait pas du soutien d’une association ou d’un appel à projets. Et si le problème peut être contourné en procédant à de la culture en bacs, reste la question de la pollution atmosphérique engendrée par la circulation automobile.

Même si elle est souvent peu visible, la pollution des sols et des eaux souterraines nous concerne tous. En effet, un sol pollué peut avoir des conséquences graves sur votre santé, celle de vos proches et celle de vos voisins.

A Bruxelles, les sources de pollution du sol peuvent provenir de l’activité des entreprises (les premières visées par la législation bruxelloise) mais aussi de nos comportements quotidiens. Tant pour l’usage de citernes à mazout et de pesticides dans votre jardin que pour l’évacuation de déchets encombrants ou toxiques, la prudence est de rigueur!

Bruxelles Environnement a répertorié tous les terrains en Région bruxelloise pour lesquels il existent des suspicions de pollution de sols avérées dans un inventaire de l’état du sol.

La pollution d’un sol met parfois des dizaines d’années avant de constituer un risque grave pour la santé humaine et pour l’environnement. Elle n’en a pas moins d’impact pour autant.

En ville, on peut être exposé à un sol pollué de différentes manières :

  • en mangeant des légumes qui y ont poussé ;
  • en respirant les émanations néfastes qui s’en dégagent ;
  • en buvant l’eau supposée potable qui le traverse (infiltrations des polluants via les conduites) ;
  • en avalant des particules du sol (ex. : petits enfants qui jouent avec l’herbe ou la terre).

Même si le sol n’est pas pollué en surface et ne constitue pas un danger immédiat pour les êtres vivants, il peut l’être en profondeur et constituer tout de même un risque pour l’environnement, par dispersion de la pollution vers les terrains voisins, vers les eaux de surface…

Vous pouvez découvrir ici l’étude sur l’incidence des pollutions urbaines sur les productions alimentaires en ville.

Oui, mais que faire à notre échelon, celui du particulier, qui voudrait commencer un potager urbain???

Consulter la carte de l’état du sol

 

Ce que la carte montre

La carte de l’état du sol reprend toutes les parcelles cadastrales validées et celles pour lesquelles Bruxelles Environnement possède des informations vérifiées en lien avec la qualité du sol.

Chaque parcelle inscrite à l’inventaire de l’état du sol relève d’une catégorie, qui tient compte des résultats des éventuels études et travaux de traitement de la pollution du sol qui y ont été réalisés.

Attention : il existe d’autres parcelles potentiellement polluées, polluées ou traitées qui ne sont pas reprises sur la carte car elles n’ont pas encore été validées!

La carte de l’état du sol évolue quotidiennement en fonction des permis d’environnement délivrés pour de nouvelles activités à risque, des accidents survenus sur certaines parcelles et des études ou travaux de traitement de la pollution du sol réalisés par des experts et des entrepreneurs en assainissement du sol.

Ainsi, une parcelle pourrait être inscrite à l’inventaire de l’état du sol en catégorie 0 alors qu’elle n’y était pas la veille (par exemple lors de la délivrance d’un permis d’environnement pour une nouvelle activité à risque), une autre parcelle pourrait passer en catégorie 1 alors qu’elle était inscrite en catégorie 0 quelques jours auparavant (cas d’une reconnaissance de l’état du sol qui montre que le sol n’est pas pollué), etc. 

Ce qu’il faut savoir

Les informations de la carte sont données à titre purement indicatif et ne remplacent en aucun cas l’attestation du sol, qui est un document officiel et obligatoire pour vendre un terrain ou pour céder une activité à risque à un autre exploitant. Seule une attestation du sol donne toutes les informations disponibles auprès de Bruxelles Environnement et détermine les obligations liées à chaque parcelle. 

Carte de l'état du sol

En pratique 

La carte interactive du sol comprend:

  • Fiches d’identification : chaque parcelle reprise à l’inventaire de l’état du sol possède une fiche d’identification, reprenant un résumé des informations détaillées actualisées que possède Bruxelles Environnement. Ces fiches sont accessibles en pointant une parcelle avec l’outil d’information. 
  • Couches : plusieurs couches d’informations sont disponibles et peuvent être affichées simultanément (cocher les couches à afficher).
    • Inventaire de l’état du sol: parcelles (validées) et leurs catégories
    • Cadastre : contours des parcelles cadastrales
    • Adresses
    • Photo aérienne
    • Espaces verts publics
    • Transports en commun
  • Guide d’utilisation : cliquez sur cette icône (dans la barre d’outils de la carte) pour ouvrir le guide.

Des questions au sujet de cette carte ? Contactez-nous!

Vous souhaitez des informations plus détaillées que celles contenues dans les fiches d’identification?

» demandez une attestation du sol.

Il est également possible d’obtenir, sous certaines conditions, les études de sol existantes (.pdf).

Si votre sol est pollué, le moyen le plus sur et le moins cher est la culture “hors sol”.

Au sens strict, la culture la culture hors-sol est la culture dans un milieu racinaire qui n’est pas le sol naturel, mais un milieu reconstitué et isolé du sol. On parle souvent de cultures sur substrat, car ce milieu reconstitué repose souvent sur l’adoption d’un matériau physique stable: le substrat, parfois d’origine manufacturé et industriel, parfois d’origine naturelle.

Les fondements de la culture “Hors Sols” sont ici.

 

Une alternative “Work in Progress” existe néanmoins, favorisant le développement durable. Ici, à Saint Gilles, les sols sont souvent contaminés, alors dépolluer ces sols contaminés aux métaux lourds avec des plantes : intox ou réalité ?

Plomb, zinc, cadmium… Les sols n’ont pas été épargnés par des décennies d’industrialisation. Les adeptes de l’agriculture urbaine lorgnent sur les friches aux abords des villes. Mais comment rendre ces terrains à nouveau cultivables ? Des expérimentations révèlent la capacité de certaines plantes à immobiliser ou extraire partiellement les polluants. Des travaux sont également menés pour recycler les métaux accumulés dans les végétaux. Ces techniques de dépollution, basées sur les plantes, sont-elles efficaces et suffisantes ? Tour d’horizon des possibles., c’est ici.

Utiliser le miscanthus pour fixer et évacuer des sols les métaux lourds ça coute rien. Cette plante à rhizomes accumule peu de polluants dans les parties aériennes récoltées, sans besoin d’apports fertilisants, adaptée au climat et qui peut servir pour produire du chauffage ou de l’électricité, des litières pour les animaux, de paillis, des fibres pour l’écoconstruction, du bioéthanol….  les rhizomes captent et fixent les métaux lourds. Oui, mais qu’en faire, pour ne pas re-polluer plus loin?

Claude Grison vient de démontrer que certaines plantes capables de décontaminer un sol pollué peuvent être recyclées et devenir de précieux ingrédients pour la science, une révolution verte dans la chimie. Rencontre avec une chimiste « éco-inspirée ».

Prochain épisode Le compost et les substrats

 


 

La carte de l’état du sol est publiée sur le site Internet de Bruxelles Environnement, conformément aux dispositions de l’ordonnance sols du 5 mars 2009 et des règles en vigueur en matière de protection de la vie privée, dans le but de garantir un accès rapide aux informations relatives à la qualité du sol des terrains bruxellois.

Sources Bastamag & Bruxelles Environnement

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