Nous vivons une époque étrange et difficile

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Il Souffle un Vent Terrible # 01

Prologue
Avertissement, ces articles peuvent poser de graves répercussions sur vos certitudes,
idées imposées et projets de vie.
Si vous n’êtes pas prêt.e.s à appréhender de nouvelles pistes généreuses
pour changer vos points de vues, ni agir sur votre vie, cette série d’article n’est pas pour vous.
Entrez à vos propres risques.
 
Le capitalisme, qu’un glissement sémantique pervers a renommé néo libéralisme est né des échanges internationaux qui se sont amplifiés suite à la découverte des Amériques et de l’ouverture des routes maritimes vers l’Inde et l’Orient. Il a commencé par le génocide des indiens d’Amérique puis par l’esclavage des africains, ensuite sont venues les révolutions bourgeoises. L’élite de cette bourgeoisie éclairée, auto proclamée “Les Lumières”, a profité d’émeutes de la faim en Europe pour instaurer son système politique et sa constitution. Ce mouvement est apparu en Angleterre, pays le plus développé à cette époque, puis naturellement l’Amérique et la France ont suivi.
 

1709 – Les Lumières – Les libéraux fondent le Capitalisme.

Les Lumières c’est, en vrac, la suppression de l’église universaliste, la préparation de la “Révolution”, l’avènement du pouvoir arrogant de l’élite, le philosophe qui s’arroge du droit de parler en le confisquant au peuple… La révolution c’est la prise du pouvoir par l’élite bourgeoise libérale marchande, l’avènement de la spéculation et de l’élitisme libéral sans contrôle. C’est les Jansénistes et Voltaire, ennemis du Peuple, il y en eut d’autres. Il est à noter qu’a la veille de la Révolution française, la paysannerie ne se révolte pas contre l’Ancien Régime mais contre le Libéralisme … ( voir ici )

Nous y reviendrons, aujourd’hui ils pourraient être le seul levier efficace pour arrêter cette machine implacable et cruelle, qu’est le néo libéralisme.

 
 
 

Les Nouveaux Maîtres du Monde et le “Gouvernement Mondial Invisible”

Ces termes, et quelques autres utilisés dans cet article, semblent tout droit sortis d’un brûlot conspirationniste. Ils ont pourtant été écrits par celui qui, sans conteste, a le plus profondément marqué la recherche française en sciences sociales au cours de la seconde moitié du XXème siècle : Pierre Bourdieu (1930-2002).

Vous trouverez ici, l’intervention de Pierre Bourdieu: «Maîtres du monde, savez-vous ce que vous faites?» sur l’exception culturelle, magistral.

Mais qui sont ils ?

 
Les principes-clé de cette nouvelle idéologie
1 – La fin justifie les moyens
2 – Le fort doit dominer le faible. Le fort est fait pour être un prédateur, et le faible une proie.
3 – L’élimination des faibles est conforme au principe de la sélection naturelle (cf. Darwin)
4 – La vie de tous les individus n’a pas la même valeur. 
     Ceux qui ont une valeur négative peuvent être éliminés, dans l’intérêt supérieur de l’ensemble.
5 – Le peuple est par nature ignorant et stupide, et doit le rester.
6 – Le monde doit être gouverné par une élite éclairée.
 

Ces principes étaient ceux du National Socialisme, financé par le capitalisme américain, comme ils sont ceux de leurs héritiers: les idéologues du néo libéralisme. L’histoire se répète inlassablement, et au bout de trois, quatre génération une nouvelle guerre sociale vient balayer les avancées  durement gagnées par les luttes citoyennes, une guerre d’élimination menée par les élites dirigeantes contre une population devenue trop nombreuse et, à leurs yeux, inutilement coûteuse. 

Dans notre société riche, la pauvreté n’est pas seulement inacceptable, elle est surtout aberrante. Les «grands» patrons gagnent l’équivalent de plusieurs milliers de salaires minimum par mois. Leurs entreprises, leurs “Grandes Fortunes”, avec la complicité des politiques, éludent l’impôt. C’est indécent. Ces personnes tirent leurs revenus de notre exploitation et leur pouvoir de notre crédulité et de notre soumission. Pour gagner davantage ils sont prêts à tout. Licenciements, délocalisations, fraude fiscale, guerres à répétition, tous les moyens sont bons, ce n’est pas qu’ils n’en aient pas assez, c’est qu’ils en veulent toujours plus. Leur pillage des ressources mondiales, entraînant le massacre, pour le profit de populations entières, l’exploitation éhontée d’enfants et de travailleurs précaires, bref tout ce qui peut satisfaire leur appétit de lucre, est insupportable.

Bernard Maris (23/9/1946 – 7/1/2015), l’économiste en chef de Charlie Hebdo, à l’humour digne de cette joyeuse maison, prof d’économie rêvé, fait partie des tristes victimes des attentats du 7 janvier. Ses compétences, ses responsabilités dans la vie civile (membre du conseil scientifique d’Attac et membre du conseil général de la Banque de France), n’avaient d’égales que la singularité absolue de ses positions dans le monde uniforme et puissant des économistes : partisan de l’instauration d’un revenu d’existence universel, il militait dernièrement pour la sortie de l’euro et l’effacement d’une partie de la dette privée et publique. Journaliste, professeur, esprit curieux et ouvert, Bernard Maris était une personnalité à part, un style en soi, brillant et mordant, comme dans cette Lettre ouverte aux gourous de l’économie qui nous prennent pour des imbéciles.

Extraits en guise d’hommage épistolaire.

Lettre ouverte de Bernard Maris aux gourous de l’économie qui nous prennent pour des imbéciles

 
 

Stratégies et instruments du pouvoir

 

Créer des problèmes, puis offrir des solutions …

 
Cette méthode globale est aussi appelée « problème-réaction-solution ». 
On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter.
 

 
Cette situation peut être générée par trois raisons : d’abord par la honte et par la peur engendrée par le phénomène de “précarisation” et d’insécurité. Ensuite le mensonge, sans lequel l’exercice du mal et de la violence ne peut pas perdurer. 
L’inégalité dans les couches sociales, ou dans la division du travail, est une arme redoutable dont se servent les “chefs” au gré de leur agressivité, de leur hostilité ou de leur perversité . C’est ce qu’on appelle le pouvoir. La boucle est bouclée, lorsqu’ une “stratégie collective de défense” s’élabore en rejoignant la compréhension de la situation, pour l’alimenter et s’en nourrir. On est alors dans l’idéologie défensive, et la violence se profile à l’horizon.
Pour lutter contre cette inquiétude/souffrance dans la vie et au travail, le citoyen mobilise ses défenses : “défenses individuelles” et “défenses collectives” sous forme de “stratégies collectives de défense”, qui induisent souvent des comportements aberrants, j’y reviendrai plus tard, toutes étant capables de générer à leur tour de la violence sociale. 
 
On ne peut condamner les stratégies défensives nécessaires à la sauvegarde de l’intégrité psychique. Il faut agir en essayant de comprendre, de rationaliser la situation, agir aussi sur le mensonge, c’est le maillon le moins solide de la chaîne de “banalisation du mal”. 
En s’y attaquant, on peut espérer un réveil de la curiosité dans la société a-pathique.
 

Utiliser a outrance quelques techniques utiles  

 
L’idéologie de la Honte: la honte constitue une véritable idéologie élaborée collectivement, une idéologie défensive contre une anxiété précise, celle d’être malade, de perdre son travail, sa position sociale, sa famille. Ainsi, celui – ci tait sa souffrance car la maladie c’est l’effondrement du corps en tant que force capable de produire du travail. 
 
– La première issue à cette anxiété est l’alcoolisme, ou la drogue, situation individuelle qui correspond à une fuite en avant vers une déchéance plus rapide et un destin mental particulièrement grave en raison de l’utilisation rapide de l’argent qui ne permet plus d’assurer une alimentation convenable.
 
– La deuxième issue est représentée par l’émergence d’actes de violence « antisociale », le plus souvent désespérés et individuels.
 
– La troisième issue c’est la folie, la dépression.
 
Faute de pouvoir faire usage de ces différentes « portes de sortie », le risque est la mort.
 
 
L’idéologie de la Peur: la peur est un instrument de contrôle social dans la société et dans les entreprises, elle représente une forme totale, complète et originale d’exploitation. Alors que les problèmes écologiques, démocratiques, économiques et géopolitiques s’aggravent dangereusement, le décalage se creuse entre les problèmes réels perçus par les citoyens dans leurs moments de lucidité, et les problèmes mis en avant par les dirigeants politiques et leurs relais médiatiques.
“Engendrer la peur et la haine est, bien sûr, une méthode classique de contrôle des populations, que celles-ci soient noires, juives, homosexuelles, championnes de l’aide sociale ou diabolisées d’une quelconque autre façon. C’est l’argument essentiel de ce que Chambliss appelle l’ “industrie du contrôle de la délinquance “. Non pas que la délinquance ne représente pas une menace réelle pour la sécurité et la survie – elle en est une, et depuis longtemps. Mais les causes n’en sont pas visées, et elle est plutôt utilisée comme une méthode, parmi d’autres, de contrôle des populations.” Noam Chomsky
 
Le mensonge: A quoi sert le mensonge libéral dans la période actuelle ? A obtenir le consentement des travailleurs pour casser des éléments du système qui sont devenus à leurs yeux obsolètes. Pour toute classe dominante il est indispensable de conserver le consentement des dominés. Ainsi on se servira des mensonges l’idéologie libérale pour transformer des entreprises publiques en entreprises privées – en prétendant que les prix des services fournis par ces entreprises vont baisser, ou que le service sera meilleur, pour faire accepter la baisse du coût de la force de travail. 
 
Peur, honte et culpabilité sont suscitées en n’importe quelle occasion. 
 
Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, organiser des attentats sanglants ou dans le meilleur des cas les monter en épingle, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. 
 
Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics. Terroriser la population, monter les uns contre les autres, organiser, détourner l’attention des citoyens, pour dans l’ombre se livrer au pillage des ressources communes. Proposer et faire voter en catimini, sans informer le citoyen, des lois liberticides ( MES, ACTA, INDECT, CETA, TTIP, … ). 
 
La liste est longue.
 
Le rôle des médias dominants, aujourd’hui détenus par les plus grands groupes multinationaux, n’est pas à négliger. Sous des dehors de respectabilité, d’éthique journalistique, ils sont devenus les toutes boîtes publicitaires du pouvoir. A quand les points épargnes pour acheter, gober leur logorrhée, leurs sondages truqués, leurs billets d’opinion fétides ???
 

Petit intermède humoristique pour clôturer ce chapitre

Il existe aussi une pathologie incurable, “le Syndrome du Larbin” un comportement visant à prendre systématiquement la défense des classes les plus favorisées au détriment de celles dont il est issu. Ce syndrome diminue les capacités d’analyse du larbin et se traduit par un blocage psychologique l’incitant à agir préférentiellement contre ses propres intérêts au profit de ceux qui l’exploitent.
L’amour démesuré qu’affiche le larbin à l’égard des patrons, des rentiers ou des milliardaires, est l’acte de foi qui structure son discours. Le larbin agit sans discernement de ce qui pourrait être bon pour lui, il intellectualise le débat pour tenter de nous convaincre que piocher chez les riches est toujours la pire des solutions, quand bien même il en serait bénéficiaire.  
 

 
 

Plus près de chez nous …

 

 
Aujourd’hui, la politique d’austérité anti-sociale appliquée par le gouvernement belge se traduit notamment par la réforme des allocation de chômage qui a exclu 27 000 personnes à partir du 1er janvier 2015 pour une économie budgétaire de seulement 51 millions d’euros… Une somme ridiculement faible comparée aux pertes fiscales enregistrées annuellement par l’État à cause des cadeaux fiscaux octroyés aux familles les plus riches et aux grandes entreprises comme Arcelor-Mittal, Belgacom, Elecrabel, Delhaize, Caterpillar, ING, etc, qui grâce aux intérêts notionnels éludent l’impôt. Entre 2001 et 2009, le taux effectif moyen d’imposition des sociétés a diminué de moitié en raison d’une série de mécanismes de déductions fiscales mis en place par l’ancien Ministre des finances Didier Reynders. Conséquence logique : l’État enregistre chaque année des pertes colossales qu’il compense en s’endettant auprès des marchés financiers. Pour la seule année 2010, le manque à gagner pour l’État était de 19,5 milliards euros. Le gouverneur de la BNB serait bien avisé de souligner l’impact de ces cadeaux fiscaux sur l’augmentation de la dette publique belge…

Soulignons ensuite que les plans de ” sauvetage ” coordonnées par la Troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne et Fonds Monétaire International) auquel participe la Belgique ne bénéficient pas aux États mais aux banques. Ces ” aides ” sont en réalité des prêts empoisonnés assortis de mesures d’austérité anti-sociales qui servent principalement à renflouer les banques privées alors que ces dernières sont largement responsables de la crise. Bien loin d’être solidaire, la Belgique participe donc à des prêts illégitimes qui profitent encore aux banques, violent les droits des peuples et la souveraineté des États.
 
On pourrait ici mettre en exergue José Manuel Barroso, qui est au centre d’une polémique sur son embauche par Goldman Sachs. Il a entretenu des contacts étroits pendant son mandat à la tête de la Commission européenne (2004 à 2014) avec la banque américaine, selon des documents révélés  par le journal portugais Publico. Les dirigeants de Goldman Sachs “faisaient parvenir au cabinet de Barroso de manière confidentielle des propositions sur des changements à apporter aux politiques de l’Union européenne”, rapporte le journal qui publie des extraits de lettres et mails obtenus auprès de la Commission européenne. Le journal cite entre autres une lettre d’une lobbyiste de Goldman Sachs faisant des propositions sur la législation des marchés financiers et une réponse d’un membre du cabinet de M. Barroso qui a promis de les lire “avec grand intérêt”. Un scandale de plus, une attaque directe et une blessure portée à la construction européenne qui n’en est plus à ça près …
 
 

Moments choisis du discours prononcé par Charles Michel à la 71e Assemblée générale des Nations Unies 23 Septembre 2016

Monsieur le Président,
Nous avons bien progressé ces dernières années pour faire reculer la pauvreté ou encore pour améliorer l’accès à des soins de santé de base. Mais il reste tellement à faire.
Les Objectifs du développement durable et les Accords de Paris sur le climat nous fournissent un cadre volontariste. A nous de travailler d’arrache-pied pour les implémenter. C’est notre devoir pour les générations qui vont nous suivre. C’est notre devoir pour un monde plus sûr et plus respectueux de notre planète.
 ( … )
Nous devons favoriser la transparence fiscale et bancaire. Et lutter contre toutes les formes de corruption.
Le capitalisme n’est pas spontanément vertueux. Des règles justes et transparentes sont nécessaires. Et dans beaucoup de pays, les travailleurs ne sont pas récompensés à leur juste valeur.
 Le capitalisme n’est pas une fin en soi. C’est un instrument que nous devons dompter, au service du développement humain. Ni plus, ni moins.
 
Monsieur le Président,
L’honneur de mon pays, c’est de défendre des principes et des valeurs universels : la liberté, la tolérance et le sens du dialogue.
Nous respectons pleinement les traditions, les cultures, les identités des différents peuples dans le monde. Et nous pensons que les valeurs universelles sont le socle commun pour un monde plus juste et plus sûr.
Venant du chef d’un gouvernement piloté par un parti d’extrême droite, aux fréquents dérapages racistes, à la politique d’austérité implacable, s’attaquant uniquement aux plus faibles, c’est assez savoureux.
 
En 1697, alors qu’il est commissaire du commerce et des colonies, le philosophe anglais John Locke (1632-1704) considéré comme l’un des pères fondateurs du libéralisme, précurseur de la philosophie des « Lumières » et philosophe de la « liberté », présente un rapport qui doit répondre à la question : « Comment mettre les pauvres au travail, selon quelles méthodes et avec quels moyens? ». Le maître à penser de nos charmants ministres …
 
Dénoncer n’est pas suffisant. Il s’agit d’apprendre, et cela à toute échelle, à briser le sentiment d’impuissance qui nous menace, à expérimenter ce que demande la capacité de résister aux expropriations et aux destructions du néo libéralisme.
 
Il faut passer de la sidération à la conscience, de l’hypnose à l’intelligence, des langages au sens.
 

 
Je ne suis pas prophète quant au bout du chemin, mais en ce qui concerne la barbarie, il n’y a pas besoin d’être prophète. Ce qui s’est passé en Grèce, en Espagne, au Portugal, …, là aussi, on savait et on n’a rien fait. Et ce sont les pauvres qui ont vécu l’horreur. 
 
La barbarie qui vient, nous en avons aussi le goût, déjà, avec le traitement des sans-papiers, des réfugiés, des exclus de tous genre. Cela commence avec un gros soupir impuissant face à toute la misère du monde, contre laquelle il faut bien se défendre. Et puis viennent le cynisme et le ricanement face aux « idéalistes » qui ignorent les réalités économiques, et dénoncent les manœuvres du néo libéralisme. La barbarie sera installée lorsque le « malheur aux pauvres », qui fait déjà partie de notre réalité, n’aura même plus besoin de se dissimuler derrière des discours hypocrites à propos d’une justice sociale à venir. C’est exactement ce qui se passe actuellement. 
 

 
La paupérisation des consommateurs occidentaux pourrait sembler être un mauvais calcul de la part des multinationales, car au bout du compte, la baisse des revenus entraînera l’effondrement de la consommation. Mais en réalité, dans les prévisions des multinationales, la consommation globale ne sera pas affectée. Tout d’abord parce que l’appauvrissement des classes moyennes est compensée par un enrichissement sans précédent des “classes supérieures” qui profitent à plein du libéralisme. Ces 10 dernières années, pendant que les classes moyennes s’appauvrissaient, le revenu des 1% les plus riches n’a jamais autant augmenté. Ce que les uns ont perdu, les autres l’ont gagné, selon le principe bien connu des vases communicants.
Au moment où les citoyens devraient redoubler d’imagination et de créativité pour relever le “défi de la mondialisation”, ils sont épuisés, déprimés, vidés de leur énergie par leurs dirigeants qui n’ont cessé de les vampiriser et de les brimer (au nom de la “tolérance zéro”).
L’avantage majeur dont disposait l’Occident jusqu’à présent était son avance dans les industries technologiques et culturelles. L’épuisement des énergies, l’abêtisation, et une société de plus en plus étouffante et répressive ont affaibli les capacités d’innovation et réduit les atouts des pays occidentaux, en voie d’être rattrapés puis dépassés par la Chine, l’Inde, et d’autres pays émergents.
 

Dernier moment pour agir

 
 
Le dernier moment pour agir, avant que la Dette publique, l’arnaque de l’Agenda 21, le Big Data, les Smart Cities, l’abandon du Cash, l’avènement de l’algorithme Roi, choix éminemment politiques qui essaient de nous faire lâcher prise et perdre le contrôle de nos vies, s’imposent?
 
Un premier pas sera franchi lorsque nous aurons réussi à libérer l’État des financiers, comme a été libéré l’État des Églises.
 
Il sera trop tard si nous ne comprenons pas qu’il n’y a pas de frontières, si ce n’est que celles imposées par le “Marché” et les nationalismes idiots, que nous sommes tous égaux, et dans la même nasse déposée par ces prédateurs sans conscience.
 

Nous sommes dans l’oeil du cyclone, et bientôt le vent va se lever.

Une chose est certaine.

Il n’y a d’impuissance que quand on délaisse ses responsabilités 

pour laisser à d’autres le soin de diriger nos vies.

 
à suivre

Jeep Novak

Article original publié sur “mythologie ouvrière boraine” le 27 Juin 2012

Et pour ne pas mourir idiots quelques saines lectures :-))
 
 
et quelques liens utiles :-))
 
 
 
 
 
merci à Isabelle Stengers, Naomi Klein, Noam Chomsky, Christophe DejoursFrançois Chesnais, http://www.syti.net/George Orwell, Aldous Huxley et Henri Michaux.

 
 

À la veille de la Révolution française, la paysannerie ne se révolte pas contre l’Ancien Régime mais contre le Libéralisme

De nombreux auteurs font commencer le libéralisme avec la Lettre sur la tolérance de John Locke (1689) qui complète les racines préexistantes.
Parmi ceux reconnus comme « grands penseurs libéraux » à la naissance du libéralisme, on évoquera Locke au XVIIe siècle, Turgot ou Smith au XVIIIe siècle . La diversité de leurs écrits ne peut se comprendre qu’en fonction du contexte historique avec lequel ils étaient en interaction.

Quelques décennies avant la Révolution française, la France se fondait sur plusieurs principes du libéralisme, avec le ministère Turgot, influencé sans doute par le mouvement physiocrate. C’est pourquoi une partie des élites, notamment bourgeoises, ayant soutenu la Révolution française de 1789 et dirigé le pays après la chute de la monarchie constitutionnelle, était partisante du libéralisme qui se traduisait en France par une pensée subversive à l’encontre de la monarchie absolue de droit divin.

Timeline en bref …

1789
Le 9 juillet 1789, l’Assemblée nationale devient constituante.

Le 14 juillet, à son retour d’une chasse, le roi étonné demanda « C’est une révolte ? » « Non Sire, c’est une révolution ».

La nuit du 4 août, l’Assemblée nationnale  abolit tous les droits féodaux.

 Le 11 août, un décret déclare l’égalité civile et fiscale, c’est le plus grand bouleversement que la France ait connu. L’Ancien régime et les privilèges s’écroulent en l’espace d’une nuit.

Le 26 août, l’Assemblée adopte la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, dont Mirabeau et Sieyès sont les principaux rédacteurs.

Le 20 juin 1792, soit trois ans plus tard, le peuple parisien s’arme de piques et envahit rapidement les Tuileries.

Le 21 septembre 1792 la Convention tenait sa première séance publique, c’était la naissance de la Ière République.

le 21 janvier 1793, Louis XVI est guillotiné.

*

Au début des années 1950, Marcel Faucheux montre que les causes profondes de l’insurrection paysanne sont à chercher bien au-delà de la constitution civile du clergé, de l’exécution de Loææuis XVI ou de la levée en masse, qu’elles doivent être reliées à ce qu’il nomme le « paupérisme Vendéen ». La Révolution n’a pas su satisfaire les espérances engendrées par la convocation des États généraux en 1789 : les métayers, majoritaires en Vendée, ne bénéficient pas de l’abolition des droits féodaux, qui sont rachetables (jusqu’en 1793), les biens nationaux profitent essentiellement aux bourgeois et aux marchands. À partir de là, le bouleversement des structures sociales traditionnelles, la réforme autoritaire du clergé et la levée en masse constituent tout au plus l’étincelle qui a provoqué l’explosion d’un mécontentement plus ancien.
Plus récemment, Jean-Clément Martin a indiqué que, si les paysans sont passés à la Contre-révolution, selon les provinces, pour des raisons très diverses, y compris entre les différentes zones de la Vendée, les mots d’ordre religieux et de la défense communautaire leur sont communs. Ces mots d’ordre sont dus au maintien du poids des impôts et des fermages, à l’aggravation du sort des métayers, à l’incapacité des petites élites rurales à acheter des biens nationaux, accaparés par les élites urbaines, à la perte de l’autonomie des petites communes rurales face aux bourgs, où sont installés les pouvoirs politique (le district) et économique, aux atteintes de la Constitution civile du clergé, aux libertés des communautés, qui défendent leur prêtre et leurs cérémonies religieuses. Les tensions montent jusqu’en mars 1793, sans trouver d’exutoire, quand la levée en masse fournit l’occasion aux communautés de s’unir contre les agents de l’État, dans un mouvement qui renvoie aux jacqueries traditionnelles, et de former des bandes à la tête desquelles les élites locales sont placées, de plus ou moins bon gré.

Se fondant sur l’analyse détaillée de la Sarthe, Paul Bois approfondit la question, en mettant en valeur la haine qui oppose alors le paysan au bourgeois et montre l’existence d’un profond clivage social entre urbains et ruraux, très antérieur à la Révolution, qui constitue l’une des causes majeures du soulèvement.
Pour comprendre ces révoltes, observe Eric Hobsbawm, il faut partir de la constatation que la modernisation, l’irruption du capitalisme dans des sociétés paysannes traditionnelles, l’introduction du libéralisme économique et des rapports sociaux modernes signifie pour elles une véritable catastrophe, un authentique cataclysme social qui les désarticule complètement (out of joint est le terme anglais intraduisible). Que cet avènement du monde capitaliste moderne soit un processus insidieux, par l’opération de forces économiques que les paysans ne comprennent pas, ou une irruption brutale, par conquête ou changement de régime, il est perçu par eux comme une agression mortelle à leur mode de vie. Les révoltes paysannes de masse contre ce nouvel ordre vécu comme insupportablement injuste sont souvent inspirées par la nostalgie du monde traditionnel, du “bon vieux temps” – plus ou moins mythique – et prennent la forme d’une sorte de “luddisme politique”.

 
Sources
 
 

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Comments

  1. Bel article Jeep. Qui commence par une mise en place historique. Utile sans doute. Mais peut-être pas indispensable pour qui a le désir de s’informer sur les causes de la situation catastrophique dans laquelle nous mijotons.
    Je ne crois pas me tromper en posant que ta colère, ta tristesse, se focalise – en bonne partie du moins – sur la Belgique, la politique domestique. Tu te doutes, à la lumière de mes posts sur fb, que mon intérêt se porte sur l’international. Il y a certainement des foules de saloperies qui se passent dans nos frontières et un petit rappel de temps à autre ne fait pas de mal à des gens comme moi.
    Ceci étant, tu mets en avant les maîtres de monde et les stratégies (la stratégie) qu’ils utilisent. Tout est là. Problème, réaction, solution. L’idéologie de la peur étant la plus terrifiante. Et pour illustrer cette technique, tu proposes des vidéos de monsieur Chomsky. Et là gît un sérieux soucis. Ce digne professeur jouit d’une réputation immense auprès des gens qui, comme nous, ont compris que nous sommes manipulés. Sa parole est pour cette catégorie de la population effroyablement influente. Et j’utilise cet adverbe en connaissance de cause. Monsieur Chomsky refuse systématiquement de s’opposer aux explications officielles des explosions du 9/11. Et lorsqu’il est enfin, après de multiples demandes, confronté à des scientifiques de la construction (AE9/11), il en arrive à dire qu’il n’est pas important de déterminer qui exactement est coupable. Cet événement est pourtant – et je ne suis pas seul à le penser – le plus important des 65 dernières années. Je ne te ferai pas l’affront d’énumérer les conséquences de ce complot, préparé par les gens dont tu parles depuis 1990. Monsieur Chomsky, s’il ne fait pas partie (j’ose le croire) du groupe d’individus ayant préparé et perpétré cette opération sous faux drapeau, en est le complice. Et l’influence énorme dont il jouit dans les milieux éclairés fait qu’on peut qualifier son comportement de criminel. Les gens qui ont pris le temps d’étudier le déroulement des crimes du 9/11 ont certainement compris que ces trois tours ont explosé. Ils ont mis le doigt sur une foule d’inconsistances à de nombreux niveaux. Je ne reviens évidemment pas en détail ici. J’ai consacré des centaines d’heures à cela. Mais nombreux sont probablement ceux qui n’osent pas aborder le sujet du “qui a fait cela”. De plus en plus de chercheurs pointent vers le Mossad, aidé par des sionistes juifs et chrétiens aux États-Unis, manipulant entre autres des Saoudiens. (L’histoire des 28 pages accusant l’Arabie Saoudite est un bel exemple de contre feu, comme le sont de nombreux sites conspirationnistes tellement idiots qu’ils ne peuvent qu’avoir été créés par les auteurs du crime – du genre “il n’y avait pas d’avions”).
    Bref, ce que je veux dire, c’est que ce groupe de personnes, ces maîtres du monde, disposent d’un pouvoir extraordinaire. Et avoir fait de cette personnalité éminemment respectable qu’est monsieur Chomsky, une taupe d’Israël, en est un magnifique exemple. J’annexe les liens vers une étude se rapportant à cela. Personnellement, je ne vois pas d’autre explication à son comportement. Il fait partie des êtres les plus intelligents de la terre et il est absolument impossible qu’il n’ait pas compris que les explications officielles sont une foutaise (même monsieur Trump, dans les semaines qui ont suivis, a dit que les tours avaient explosé).

    Ci-dessous l’article du professeur Tony Hall, en 9 parties, sur le site de l’American Herald Tribune, en date de juillet et août 2016.

    http://ahtribune.com/in-depth/1056-global-war-on-terror.html
    http://ahtribune.com/in-depth/1063-noam-chomsky.html
    http://ahtribune.com/in-depth/1072-truth-telling.html
    http://ahtribune.com/in-depth/1079-911-culprits.html
    http://ahtribune.com/in-depth/1085-homeric-proportions.html
    http://ahtribune.com/politics/1106-inside-job.html
    http://ahtribune.com/opinion/1111-noam-chomsky-zionism.html
    http://ahtribune.com/opinion/1119-public-intellectual.html
    http://ahtribune.com/opinion/1127-academic-freedom.html

    Une approche prudente quant à la responsabilité d’Israël et consorts:

    http://www.lostscribemedia.com/news/911-israels-masterpiece/

    Le rôle des médias, bien sûr. Je ne supporte plus de regarder les journaux télévisés. La désinformation relative à la Russie, spécialement dans le contexte ukrainien ou syrien est effroyable. C’est pourquoi il faut espérer que de plus en plus de gens chercheront leurs infos sur des sites tels que le tien (le vôtre). L’exemple des “élections” états-uniennes est frappant. Madame Clinton est une criminelle. Elle a fait tuer des personnes proches des crimes qu’elle et son mari ont commis, elle a approuvé les invasions de multiples pays et pourtant, dans l’esprit de millions de braves américains, c’est une bonne personne. Des millions et des millions de dollars, volés, parviennent, au travers de ces merdias, à manipuler cette opinion de base, sous-développée.

    Le syndrome du larbin, également connu comme le syndrome de Stockholm, joue un rôle non négligeable dans le rommel pot dans lequel nous sommes sucés. Le meilleur exemple: les représentants de l'”autorité” palestinienne allant s’incliner devant la dépouille d’un criminel de guerre. Il est vrai que si on en croit monsieur Bombama, monsieur Peres est l’égal de Nelson Mandela. Et savoir que des habitants palestiniens des territoires occupés par les colons sionistes acceptent d’utiliser un site tel que Airbnb, qui fait la promotion d’appartements mis en location par des criminels, c’est dur.

    Je t’en veux de m’avoir obligé de lire le discours de monsieur Michel fils à l’ONU. C’est le genre d’horreur que j’évite, ne sachant que trop à quoi m’attendre. J’ai vomi. Insoutenable.

    Ce qui se passe autour de nous, ici et à l’étranger, est effrayant, fait mal, rend triste et je me demande parfois comment je parviens à trouver l’énergie pour ne pas laisser tomber et donc décider de me désintéresser une fois pour toute de tout cela. J’admire ton (votre) esprit rebelle et la tonne d’actions que vous menez, toi, Vincent et les autres.

    J’attends ta prochaine livraison, caressant l’espoir de te voir attaquer les gens qui doivent l’être.

    NB: Howard Zin fait l’objet du même reproche que je fais à monsieur Chomsky. Mais bon, lui est mort et ne pourra plus changer d’avis.

  2. Jeep1060 Author

    Merci Georges,

    me permettrai de répondre par épisodes si tu veux bien :)

    La peur provient de quelque chose que vous ne voyez pas

    Chaque fois que vous avez peur, cela signifie qu’il y a quelque chose que vous ne comprenez pas, ou que vous ne voyez pas. La peur provient de l’ignorance. Un peu d’histoire, de culture générale, ne fera donc pas de mal.

    L’angoisse, qui ne porte sur rien, ne peut être combattue, tandis que les peurs, qui sont limitées, peuvent être apprivoisées. On préfère, donc, avoir peur de quelque chose, plutôt que d’être angoissé par rien, c’est-à-dire par tout.

    Le philosophe Pierre-Henri Tavoillot a fait une analyse intéressante de cette idéologie de la peur. Reprenant Freud, il montre que finalement la peur rassure.« L’angoisse indéfinie ne peut être combattue,écrit-il,les peurs identifiées peuvent être “apprivoisées”. » La peur est devenue l’idéologie dominante de nos sociétés désenchantées. Comme le dit Tavoillot,« elle fait sens (tout s’explique), elle fait lien (tout ensemble) et elle fait programme (agissons) ».

    « J’ai peur, donc je suis. »

    La peur est un outil politique fondamental pour les classes dominantes. Transformée en marchandise, elle constitue le secteur d’activité d’idéologues organisés pour vendre ces produits aux gouvernements et aux complexes industriels. Des « marchands de peur », pour qui la « sécurité globale » sert de substitut à l’anticommunisme de naguère.

    L’idéologie de la peur a rempli le vide des idéologies. C’est sur elle que l’écologie politique s’est construite. Les Verts n’ont pas de programme autre que des interdictions et des régressions, mais leur idéologie semble neuve parce qu’elle a recyclé un certain nombre d’idées cultes des idéologies précédentes : le péché originel de l’homme dans la doxa judéo-chrétienne, la haine du capitalisme dans l’idéologie communiste, le culte de la nature dans les croyances ancestrales de l’Allemagne que s’était appropriées l’idéologie national-socialiste. Mais, chez les Verts, cette idéologie de la peur est devenue stratégie. Combien de patrons de grandes entreprises n’a t’on pas entendu affirmer leur répulsion vis-à-vis des Verts et de leur idéologie et en même temps avouer qu’ils les financent par précaution !

    Cette idéologie de la peur a aussi pour conséquence l’abandon de l’analyse du réel pour les chimères du virtuel. On fait confiance au monde virtuel sans plus éprouver le besoin de le confronter au réel. On croit au « Dieu ordinateur » surpuissant qui digère tout, calcule tout, dessine tout et prédit le futur avec six chiffres après la virgule !

    Car la démarche ultime, c’est de projeter le monde virtuel dans le futur, cet espace incertain dans lequel on croit pouvoir repousser la vérité. C’est ainsi, en refusant de voir la réalité des choses, que l’on a conduit le système financier à la faillite. Comme l’explique fort bien George Soros, les produits dérivés en cascade sont des fruits directs de programmes informatiques sophistiqués. Il suffisait d’observer la réalité des faits et le déséquilibre croissant entre cette réalité et la montagne d’argent virtuel qui s’accumulait pour prévoir l’effondrement du système. L’économiste américain Nouriel Roubini l’avait fait avec beaucoup de perspicacité. Le fait que la faillite de Lehman Brothers ait entraîné une crise mondiale montre combien le système était dans un état de déséquilibre latent. Par peur de la réalité, on refusait de le voir. Ce sont pourtant ces mêmes aveugles qui continuent à nous gouverner !
    extrait du Collège de Philosophie. La nouvelle idéologie de la peur.

    Nous y reviendrons. Le prochain article s’appelle Un jour avant le printemps, la nuit. Reviendra le courage. Le développement du courage commence par la compréhension des origines psychologiques de la peur. Cynthia Fleury, dans son livre “La fin du courage”, remarque que le courage n’est pas l’antithèse de la peur ; il ne consiste pas à la nier, à l’occulter, mais à l’affronter en la domptant.  Démonter cette idéologie et ses mécanismes est donc primordial.

    Troubles planétaires …

    Effectivement, nous avons choisi d’être local, notre expérience du terrain nous a conforté en ce sens, et ce qui est local très souvent peut s’appliquer de manière globale. Nombre de membres de la pMP[*] nous ont demandé d’organiser des ateliers, formations sur «  Comment vaincre la peur  ». Vaste programme. On s’y attèle.

    à suivre :)

  3. Jeep1060 Author

    Georges,
    je reviendrai sur Chomsky plus tard.
    Je me permet de revenir une dernière fois sur les mécanismes et stratégies qui essaient de nous soumettre aux lois du marché.

    Merci pour tous ces liens qui éclairent encore plus la noirceur de ces « gens », on parle ici des maîtres du monde, mais qui sont ils?

    Des prédateurs
    extraits du livre “Les nouveaux Maîtres du Monde” de Jean Ziegler

    “Au coeur du marché globalisé, le prédateur. Banquier, haut responsable de société transnationale, opérateur du commerce mondial. Il accumule l’argent, détruit l’état, dévaste la nature et les êtres humains, et pourrit par la corruption les agents dont il s’assure les services au sein des peuples qu’il domine.

    Pour les forts, mais aussi pour les faibles qui rêvent de les rejoindre, le bonheur réside désormais dans la solitaire jouissance d’une richesse gagnée par l’écrasement d’autrui, par la manipulation boursière, par la fusion d’entreprises toujours plus gigantesques et l’accumulation accélérée de plus-values d’origines les plus diverses. Dernière invention en date de la société de la cupidité: breveter le vivant.

    La rationalité marchande ravage les consciences, elle aliène l’homme et détourne la multitude d’un destin librement débattu, démocratiquement choisi. La logique de la marchandise étouffe la liberté irréductible, imprévisible, à jamais énigmatique de l’individu. L’être humain est réduit à sa pure fonctionnalité marchande.”

    Mais quel est leur but?

    Programmer la fin de la démocratie qui en fait a déjà cessé d’être une réalité.
    Les responsables des organisations qui exercent le pouvoir réel ne sont pas élus, et le public n’est pas informé de leurs décisions. La marge d’action des états est de plus en plus réduite par des accords économiques internationaux pour lesquels les citoyens n’ont été ni consultés, ni informés. Tous ces traités élaborés ces cinq dernières années dans l’opacité la plus totale (GATT, OMC, AMI, NTM, NAFTA, CETA, TTIP, …) visent un but unique: le transfert du pouvoir des états vers des organisations non-élues, au moyen d’un processus appelé “mondialisation”.

    Une suspension proclamée de la démocratie n’aurait pas manqué de provoquer une révolution. C’est pourquoi il a été décidé de maintenir une démocratie de façade, et de déplacer le pouvoir réel vers de nouveaux centres. Les citoyens continuent à voter, mais leur vote a été vidé de tout contenu. Ils votent pour des responsables qui n’ont plus de pouvoir réel.

    Pour résumer, nous n’avons pas le choix du plat mais nous avons le choix de la sauce. Le plat s’appelle “nouvel esclavage”, avec sauce de droite pimentée ou sauce de gauche aigre-douce.

    Comprendre ce qui se passe est essentiel.

    Mais comment font ils?

    J’ai évoqué les techniques des « Maîtres du Monde », je sais c’est un peu grandiloquent :). Ces techniques servent toutes une série de stratégies bien rodées.

     La stratégie de la diversion

    Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes.

    La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique.

    « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Merci Orwell.

     La stratégie du dégradé

    Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en “dégradé”, sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles ont été imposées durant les années 1986 à 2016. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution violente si ils avaient été appliqués brutalement. Initiées par Di Rupo, et mises en chantier par Charles Michel piloté par la N VA.

     La stratégie du différé

    Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme “douloureuse mais nécessaire”, en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que “tout ira mieux demain” et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

     S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge

    La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisant, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi? Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans.

    Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…

     Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise

    Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage.

    “La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être de la plus pauvre sorte, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures.”

     Encourager le public à se complaire dans la médiocrité, à trouver “cool” le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…

     Remplacer la révolte par la culpabilité

    Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution!…

    Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes

    Au cours des 60 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le “système” est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.
    L’avènement du Transhumanisme !!!

    Tenons nous le pour dit et, à la lumière de ces stratégies dévoilées, et comprises, éliminons la peur, et rectifions nos erreurs. Le temps presse, il est peut être déjà trop tard, et si nous ne voulons pas un nouvel Adolph ou un régime dictatorial du genre, levons nous, fichons les dehors, et reprenons ce qui nous appartient.

        – Nom de Dieu de nom de Dieu, c’est vrai qu’on est les damnés de la terre!
        – Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ?    
        – Ce n’est pas juste !
       
        Jean Louvet

    Nous voyons donc que les stratégies et les techniques du “Néo Libéralisme” conduisent à la concentration du pouvoir économique  et politique ainsi qu’au développement d’une société contrôlée (avec férocité dans les Etats  totalitaires, courtoisie et discrétion dans les “démocraties”) par les “Financiers” aidés par les “Politiques”. Mais les sociétés sont composées d’individus et ne valent que dans la mesure  où elles les  aident à s’accomplir, à mener une vie heureuse et créatrice. 

    Ces stratégies mettent le monde à feu et à sang.
    Gaza est bombardée depuis plusieurs jours par Israel, dans l’indifférence générale. A Alep l’enfer est descendu sur terre, et la Belgique participe au déluge de feu qui s’abat sur les populations.

    Pas en mon nom.

    Reynders prend ses décisions assassines sans concertation. Ca porte un nom …

    Un jour avant le printemps, la nuit. Reviendra le courage.

    Il est toujours possible d’assumer nos peurs, pour mieux les vaincre et les dépasser.
    Cela s’appelle courage.

    Cynthia Fleury, dans son livre “La fin du courage”, remarque que le courage n’est pas l’antithèse de la peur ; il ne consiste pas à la nier, à l’occulter, mais à l’affronter en la domptant.  
    La même cependant ajoute: 

    “Nos époques sont celles de la disparition du courage. 
    Or, ni les démocraties ni les individus ne résisteront à cet avilissement moral et politique. Il faut donc sortir du découragement et du catastrophisme.  Ainsi peut on vaincre la peur dans son rapport avec l’autre, en luttant contre les préjugés et les habitudes, en envisageant l’autre non comme une agression mais comme une chance d’ouverture.”

    Cynthia Fleury

    De même, en ce qui concerne la peur de l’avenir, Il faut parier sur le génie de l’espèce humaine,  capable de dompter ses peurs pour improviser de nouvelles solutions. 

    Pascal Bruckner

    Et maintenant …

    Du fait du dévoiement des hommes politiques au service d’intérêts particuliers et de l’absence de choix électoral réel, la démocratie a été détournée de son cours. Aujourd’hui sont KO : la liberté de la presse, nos acquis sociaux, notre indépendance, nos enfants futures victimes des guerres capitalistes, notre héritage, nos terres, nos monuments qui seront vendus au plus offrant, notre sens de l’humain, au-delà des différences. Les plus grands noms de notre histoire, les plus grandes pensées, les plus précieuses, tous ceux et celles qui ont défendu les véritables valeurs de la démocratie. Bien que les dirigeants politiques soient désignés par des élections, les gouvernements conduisent invariablement des politiques qui sont à l’opposé des aspirations des citoyens.

    Il nous faut donc réinventer la démocratie.

    Vaste programme.

    à suivre

  4. Jeep1060 Author

    Et pour étayer, la petite moisson du JOUR, récoltée ce jeudi 6 Octobre, et il n’y a que les médias mainstream …

    mais tout va bien dans le meilleurs des mondes,

    http://www.levif.be/actualite/belgique/enseignement-l-etrange-omnipresence-des-consultants-de-mckinsey/article-normal-558875.html

    http://www.levif.be/actualite/belgique/moins-d-allocations-pour-les-chomeurs-aises/article-normal-558891.html

    http://trends.levif.be/economie/entreprises/une-ristourne-fiscale-de-12-6-milliards-pour-les-societes-aux-plus-gros-benefices/article-normal-426143.html?utm_source=facebook&utm_medium=social&utm_campaign=vif

    http://www.levif.be/actualite/belgique/l-expert-de-marghem-travaille-pour-le-forum-nucleaire/article-normal-558895.html

    http://trends.levif.be/economie/banque-et-finance/ing-impose-le-silence-a-son-personnel/article-normal-558899.html

    http://www.levif.be/actualite/belgique/le-ceo-de-lufthansa-ne-formule-aucune-garantie-pour-l-emploi-a-bruxelles/article-normal-558805.html?_ga=1.95648024.589187615.1465035994

    http://trends.levif.be/economie/politique-economique/service-militaire-le-retour-de-l-impot-du-sang/article-opinion-557625.html

    http://trends.levif.be/economie/entreprises/bayer-monsanto-une-fusion-a-haut-risque-pour-la-reputation-de-bayer/article-opinion-556787.html

    http://trends.levif.be/economie/politique-economique/les-independants-a-l-abattoir/article-opinion-555599.html

    http://trends.levif.be/economie/high-tech/et-si-on-remplacait-les-juges-par-une-intelligence-artificielle/article-opinion-554371.html

    http://www.levif.be/actualite/belgique/caterpillar-haro-liberal-populiste-sur-l-ecologie-dogmatique/article-opinion-555987.html

    http://www.dhnet.be/actu/belgique/budget-2017-ca-va-faire-mal-57f540b7cd70871fc4262e8e

    http://www.dhnet.be/actu/belgique/les-acteurs-politiques-qui-ne-declarent-pas-leurs-mandats-echappent-aux-sanctions-57f5fa04cd70e9985fea9683

    http://www.dhnet.be/actu/faits/attentats-de-bruxelles-nous-n-avions-pas-d-informations-pour-eviter-les-evenements-57f4e6b9cd70871fc425f16d

    http://www.dhnet.be/actu/belgique/aucune-regle-n-oblige-pieter-de-crem-a-travailler-57f490fccd70e9985fea1bea

    http://www.dhnet.be/actu/belgique/joelle-milquet-ose-defier-la-justice-57f2ac45cd70e9985fe949f9

    http://www.dhnet.be/conso/travail/les-chiffres-records-du-secteur-interim-5690163f3570b38a5809b529

    http://www.liberation.fr/debats/2016/10/04/pourquoi-nos-enfants-ne-savent-plus-lire_1519601?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook#link_time=1475659957

    http://www.lesoir.be/1334792/article/economie/2016-10-05/traites-libre-echange-magnette-pret-accepter-un-ceta-modifie

    http://www.lesoir.be/1333938/article/actualite/monde/2016-10-04/etats-unis-auraient-fait-realiser-fausses-videos-d-al-qaida

    http://www.humanite.fr/turquie-une-chaine-de-television-reduite-au-silence-en-direct-617002

    http://www.lesoir.be/1331472/article/actualite/monde/2016-10-01/rotterdam-souhaite-imposer-contraception-aux-parents-incompetents

    http://www.lesoir.be/1330192/article/actualite/france/2016-09-30/bygmalion-sur-envoye-special-temoignage-qui-accable-sarkozy

    http://www.lesoir.be/1335209/article/economie/2016-10-06/restructuration-et-pertes-d-emplois-annoncees-banque-crelan

    http://www.lalibre.be/economie/libre-entreprise/de-lamotte-marghem-essaye-de-nous-manipuler-57f3f98fcd70e9985fe9e3db

    http://www.lalibre.be/economie/libre-entreprise/lalieux-denonce-la-capacite-d-enfumage-de-marghem-57ea9f29cd7045542b2283c0

    http://www.lecho.be/economie_politique/belgique_federal/Van_Overtveldt_admet_qu_il_a_depose_de_faux_budgets.9814883-3154.art?itm_campaign=newsstream_recent

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/10/03/l-image-toujours-plus-ecornee-de-l-ex-commission-barroso_5007220_3234.html

    http://www.rtbf.be/info/dossier/explosions-a-brussels-airport/detail_faut-il-prolonger-la-garde-a-vue-discussion-a-14h-en-commission-terrorisme?id=9421072

    http://www.leparisien.fr/faits-divers/double-suicide-pour-trois-mois-d-impayes-05-10-2016-6176081.php#xtor=AD-1481423552

    et une petite dernière une pépite de Gwenn Bréés

    http://www.bruxelles-capitale.org/fake

    Comme vous pouvez le remarquer, rien sur Gaza, sur l’Ukraine, c’est interpellant …

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