Een beetje poëzie tijdens terreurniveau drie

Parvis 2

De zoektocht naar de juiste woorden neemt ons lichaam in beslag Onwennig sinds haar wank’lnd staan verstaat vandaag de buitenwereld niet —————- EEN STAD Opkomst van een donker tij          Vloed vlot Terwijl ik lijd aan idealen, die me recht doen blijven staan          Nu falen Mijn angst die bijval vindt in ochtendkrantenkoppen die ons facturen sturen voor verbreken die wij niet zelf zijn begaan. Laat hoofdletters beamen Rekeningen moet men vroeg of laat betalen Het zijn dees’ donk’re tijden Die ik probeer vermijden door in laatste metro kar te stappen en verscholen achter muts en sjaal ‘n paternoster doe Nipt binnen neemt de Marabout mijn hand Wenst goedendag En glimlacht En verdwijnt Donk donker donkerder Yet it’s darkest just before the dawn. Vandaag Vandaag wil ik geen helden maken, maar vertel ik je je mag Vat moed, het kan de moed die komt uit meer dan vaten vul de hiaten die vallen in ons clichematig praten Maak een vastberadenheid die niet oplost in het water wat verspild vloeit uit de gaten van ons godverdomse generatie Zie licht. Het licht dag komt. Het licht dat komt, komt niet van buiten onze silhouetten schijnen huizenhoog tegen de duister. Luister. Damascus. Beirut. Brussel. Parijs. Tunis, Aleppo, New York, Cairo, Baghdad Lahore en hier. In de metro neemt de Marabout mijn hand En wenst me goeds Ik wens hem Goedenacht. —————- Miksi Bee

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Comments

  1. Jeep1060

    « La logique sécuritaire actuelle est en totale antagonique au mouvement populaire de solidarité. Elle prend précisément comme cible la population, en plus particulièrement sa partie qui appartient aux groupes minoritaires de notre pays.
    La législation antiterroriste a été renforcée en 2013. Depuis 2015, l’armée patrouille dans nos rues. Après Charlie Hebdo et Verviers, douze mesures sécuritaires ont été prises. Après le 13 novembre 2015 à Paris, dix-huit autres ont suivi. Entre-temps, en juillet 2015, le parlement belge a voté la loi sur la déchéance de la nationalité pour les terroristes. La commune de Molenbeek a été cataloguée comme zone dangereuse devant être “nettoyée”. La police marocaine peut désormais être officiellement impliquée dans la surveillance des personnes “culturellement différentes”. Par extension, s’est formé “le plan Canal” contre le terrorisme qui englobe les communes de Vilvorde, Molenbeek-Saint-Jean, Schaerbeek, Bruxelles-Ville, Saint-Gilles, Anderlecht, Koekelberg et Saint-Josse-Ten-Noode.
    Rien de tout cela n’a pu empêcher les attentats et pourtant on poursuit sur la même lancée.
    Après Zaventem et Maelbeek, trois mesures sont à nouveau prises: cette fois-ci, il s’agit des perquisitions autorisées 24 heures sur 24, de l’extension des écoutes téléphoniques, de la création de bases de données communes pour les services de sécurité. Et deux à l’étude, la possibilité d’instaurer un couvre-feu, d’interdire des rassemblements de plus de quinze vingt personnes.

    Et, naturellement il y a aussi le volet prisons.
    Diverses propositions sont en négociation pour limiter la mise en liberté provisoire (seulement possible à la moitié de la peine, disent les uns, après deux tiers ou quatre cinquièmes, disent les autres), voire la rendre impossible via les peines incompressibles. Ces conditions ont déjà été systématiquement renforcées pendant l’affaire Dutroux dans les années nonante, puis via l’accord de gouvernement de 2011, après la mise en liberté provisoire de Michèle Martin, mais devraient aujourd’hui l’être encore davantage. Une mesure qui touchera tous les détenus et ne fera qu’accroître leur colère et leur amertume.

    Dans le puzzle complexe des causes qui ont mené à la violence terroriste actuelle, il y a les guerres ininterrompues et les conditions de vie dans les prisons. Indissociables les unes des autres et systématiquement absentes du débat.

    Si l’on veut vraiment combattre la radicalisation dans les prisons, il faut commencer par réduire le nombre de prisonniers. Supprimer la pauvreté dans les régions et les communes les plus pauvres de ce pays. Mettre fin au racisme et à la discrimination et formuler des alternatives à la détention automatique des étrangers. En offrant une perspective d’intégration des détenus étrangers en lieu et place de l’exclusion et du bannissement.

    Les conditions scandaleuses dans lesquelles les prisonniers doivent (sur)vivre à la prison de Saint-Gilles

    Lorsque j’ai reçu le rapport 2014-2015 de la Commission de surveillance de la prison de Saint-Gilles, je devais repenser à Amedy Coulibaly, qui a assassiné cinq personnes à Paris le 9 janvier 2015, dont quatre dans un Hyper Cacher.
    Il avait 18 ans quand il fut pris sous le feu de la police avec son ami Ali Resgui pour le vol de motocyclettes. Ali mourut dans les bras de Coulibaly. Des émeutes éclatèrent, mais aucune instruction ne fut ouverte. C’est à juste titre que l’anthropologue Alain Bertho s’interroge : « Qui s’est préoccupé du jeune Coulibaly, une fois la tempête médiatique apaisée ? ».
    Pendant les quinze années suivantes, Amedy Coulibaly passera sa vie à entrer et sortir de prison. Lors de son séjour à la prison de Fleury-Mérogis, il mit sur pied un projet de film clandestin. Avec quatre autres détenus, il filma des heures durant les cellules surpeuplées, le manque d’hygiène, les douches et leurs murs gluants, la violence des bagarres. Ces prises de vue clandestines de plus de deux heures et demie parurent sur le site du Monde en décembre 2008 ainsi que dans l’émission de France 2, « Envoyé spécial ». Ils entendaient ainsi, disaient-ils, « révéler le côté caché de la détention, briser l’hypocrisie sur la situation dans les prisons et sur la prétendue intégration ». Leur message disait aussi : « Beaucoup pensent qu’aller en prison n’est pas grave. Qu’ils en sortiront plus forts. Nous voulons montrer que c’est une vraie merde, et qu’on devient fou ici ».

     Le rapport sur Saint-Gilles, où je fus enseignant, décrit une Fleury-Mérogis à la belge. Il ne porte donc pas sur cette autre prison bruxelloise, celle de Forest, dont on dit déjà depuis vingt ans qu’elle est invivable et dont un dirigeant syndical disait récemment qu’il allait y avoir des morts à cause des conditions de détention inacceptables. Les circonstances décrites dans le rapport sur Saint-Gilles sont hallucinantes. Voici quelques extraits au hasard : « Depuis juin 2015, il n’y a plus aucune activité, une mesure prise par la direction parce qu’il n’y a plus que 328 gardiens au lieu de 360. Cela signifie qu’il n’y a plus de leçons (le personnel des organisations qui organisent les cours sont au chômage technique), pas d’activités socio-culturelles, pas de groupes de parole, pas de services religieux, par d’accès à la salle de sport ou à la bibliothèque ». Ce qui implique que les détenus sont enfermés à deux en cellule 22 à 23 heures sur 24 sans aucune activité ! Mais à côté de cette situation d’exception, le bilan du quotidien est le suivant : « La surpopulation moyenne s’élève à 41%. La plupart des détenus vivent en duo dans une cellule d’environ 9m², avec des lits superposés et très peu ou pas de vie privée. Il manque des produits d’entretien pour maintenir les cellules propres, comme aussi de produits de vaisselle ou d’éponges, de sorte que certains détenus utilisent leurs chaussettes comme lavettes. Il manque de savon pour se laver. Pour les détenus qui n’ont pas d’argent, il est difficile d’assurer leur hygiène personnelle. Dans certaines cellules, il n’y a plus aucune hygiène personnelle, ce qui rend pénible le travail des gardiens. L’état des douches est inhumain. Un détenu en cachot n’a pas droit à la douche, il reste parfois neuf jours sans se laver ou se brosser les dents. Il manque de mobilier. Tous les détenus reçoivent leur repas dans la cellule, ils mangent à côté des toilettes, parfois debout sans chaise. Les étrangers en prison ne peuvent suivre aucun cours car ils ne connaissent ni le néerlandais ni le français. Un détenu qui travaille gagne 80 cent de l’heure. En travaillant 8 heures par jour, on peut atteindre un salaire de 120 euros par mois. La bibliothèque est rarement ouverte et depuis juin 2015, elle est totalement fermée. Il y a une pénurie totale de personnel médical. Il y a un psychiatre pour toute la prison, qui affirme que la situation psychologique des prisonniers est catastrophique.
    Des sanctions sont prises sans prendre en considération la santé des détenus. Des personnes souffrant de sclérose en plaque ou de Parkinson sont mises au cachot. En 2014, trois détenus se sont suicidés et cinq autres sont morts. »

    Il y a bien, dans l’aile D, une section pour les prisonniers tuberculeux. Ce qui m’amène aux déclarations du professeur Cosyns selon lesquelles le nombre de tuberculeux dans les prisons belges est seize fois plus élevé que dans le reste de la société, alors que le sida y est cinq fois plus présent, l’hépatite C sept fois et les psychoses cinq fois. Le problème dans notre société est qu’un rapport sur l’enfermement barbare d’animaux provoque plus d’émoi sur des conditions semblables de détention pour des êtres humains… »

    Luk Vervaet

    Sources
    ·         http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/01/12/quand-amedy-coulibaly-denoncait-les-conditions-de-detention-a-fleury-merogis_4554689_3224.html#mpeXj142FA3x53VU.99
    ·         http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2008/11/28/AR2008112802242_pf.html
    ·         Bart De Wever in Het laatste nieuws en Knack 24 09 2013
    ·         CVT Sint-Gillis Rapport 2014-2015
    ·         Les enfants du chaos, essai sur le temps des martyrs, Alain Bertho, La Découverte

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