1060 et le Web 3.0

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La Station Porte de Hal est la première station de métro équipée du wifi gratuit Urbi Zone.

La secrétaire d’Etat en charge de l’Informatique, Bianca Debaets (CD&V), pour en faire la promotion a organisé une chasse aux ‘Pokémon’ dans les rues de la capitale. ( voir en fin d’article ) Les plus hautes instances de la commune de Saint-Gilles elles se réjouissent de cette volonté régionale de rendre l’accès à internet gratuit dans tous les lieux publics de la capitale.

En route pour “Brussels Smart City”, s’écrient elles. Mais qu’est ce donc que ceci ??? et savent elles de quoi elles parlent ???

BrusselsSmartCity

 

La “Ville Intelligente “, la “Smart City”, s’invente un futur fait d’algorithmes, de données et de “mise en réseau”.

A titre d’exemple, après s’être hissée au rang des métropoles les plus festives d’Europe, Barcelone s’est lancé un nouveau défi: devenir le modèle universel de la ville intelligente.

Exemple parfait de ce que Bruxelles Ville veut réaliser avec son opération “Piétonnier”, pubs géolocalisées, personnalisées, et wi-fi gratuit. Il est à noter que les principaux sponsors et partenaires du projet, sont AG Real Estate, IBM et Microsoft.

 

Part One: Dans ce futur là, le numérique est-il vivifiant ou sclérosant pour la participation démocratique ?

Part Two: PokemonGo Fever >> y aller

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Il y a d’abord cette traduction maladroite, assez vague pour recouvrir des réalités multiples, assez précise pour que l’on souhaite à tout prix en faire partie. Le terme «ville intelligente», traduction quelque peu approximative en français du terme «smart city», est utilisé non sans une pointe d’embarras par tous les acteurs francophones promoteurs de ces politiques. On peut le comprendre car immédiatement vient la question de savoir de quelle intelligence on peut bien parler. S’agit-il d’une intelligence collective ? S’agit-il de l’intelligence artificielle des machines, des capteurs et des algorithmes ? S’agit-il d’une intelligence réduite à certaines formes d’expressions que sont «l’innovation» et la « créativité » ? Ou s’agit-il d’une forme d’intelligence environnementale qui puisse trouver des solutions astucieuses pour enrayer le gaspillage des ressources naturelles ? Pour répondre à cette question, peut-être serait-il plus judicieux de procéder à rebours. La «ville intelligente», hyperconnectée, à la fois productrice et réceptrice d’une immense quantité de données collectées et traitées en temps réel par de puissants algorithmes, fantasme sa gestion urbaine sous la forme d’un «écran de contrôle». Sur cet écran, les problèmes urbains deviennent visibles sous une forme informationnelle et n’attendent plus qu’à être résolus.

Devant tant d’injonctions à rendre la ville «intelligente», on peut se demander si la ville d’aujourd’hui est stupide ou, du moins, à quoi ressemble le contraire d’une ville intelligente. Quelle serait la principale lacune d’une ville dont la gestion serait basée sur une infrastructure complexe de technologies de l’information et de la communication capable de réagir 3000 fois plus vite qu’un être humain ? Il est probable que celle-ci serait définie comme un déficit d’information et de communication. C’est à dire, premièrement, par un manque quantitatif d’information et non pas par une compréhension qualitative de celle-ci. Et deuxièmement, par une lenteur, celle qui correspond au temps d’analyse et de décision de l’humain, incapable de rivaliser avec la machine. Mais revenons à la réalité et au présent. A Bruxelles, pas question de se laisser aller «au tout technologique». Pour la secrétaire d’État à la transition numérique, Bianca Debaets, qui donne l’impulsion à la Région Bruxelloise en matière de politiques de « smart city », les choses sont claires : l’humain est au cœur du processus, il est à la fois acteur et récipiendaire de la «ville intelligente … », il ne suffit pas de le dire … «Ce n’est pas encore un slogan mais une sorte de leitmotiv pour la «transition numérique» de Bruxelles :  Smart city with smart people [1]», poursuit elle. Comprendre : la « smart city » sera participative ou ne sera pas. Elle dépendra de la collaboration entre tous les acteurs : entreprises, pouvoirs publics, universités et bien entendu, citoyens. Se pose alors la question de savoir à quoi ressemblera l’exercice de la démocratie dans la ville numérique. En transformant des problèmes urbains et sociaux en problèmes de carences informationnelles ne risque-t-on pas d’éluder les causes réelles ? Et en recentrant l’idée de la participation citoyenne sur un retour d’expérience des usagers de l’urbain (comme on donne une note à un produit sur Amazon, par exemple), ne va-t-on pas vers une participation encore plus cadenassée que celle d’aujourd’hui ?

Retour vers le futur

Une chose est sûre concernant la « Smart City », c’est qu’elle sera conjuguée au futur. Si les rankings de « villes intelligentes » se multiplient, il n’ont pas plus de valeur scientifique que le hit parade. Ces classements de villes ne servent pas tant à effectuer des comparaisons entre celles-ci qu’à accentuer la compétition qu’elles se mènent. Le dernier classement belge en date, organisé en novembre 2015 par Belfius et la fédération des entreprises Agoria, sacrait Hasselt comme la ville la plus intelligente du royaume. La Louvière se retrouvant au bas de la liste. Les critères retenus pour l’analyse sont au nombre de cinq et paraissent quelque peu arbitraires : le volume de déchets par habitant, la consommation moyenne d’énergie par habitant, le nombre de permis de rénovation de bâtiments délivrés, le nombre d’entreprises numériques implantées et un indicateur de la qualité de l’air.

Mais si les politiques de «smart city» ne peuvent évidemment pas prédire l’avenir, elles peuvent sans aucun doute l’influencer. Et le futur que nous décrit la «smart city» est toujours imminent, sur le point d’apparaître au coin de la rue, et ne viendra se concrétiser qu’à condition que tous les acteurs collaborent à l’établissement de la ville intelligente.

Défis de demain ou d’aujourd’hui ?

En déguisant le présent sous les traits d’un futur fantasmé et idéalisé, la grande majorité de la rhétorique qui accompagne les politiques de villes intelligentes nous démontre que celles-ci cherchent moins à répondre aux défis de demain qu’à ceux d’aujourd’hui. Il est alors intéressant de regarder quels sont les défis urbains d’aujourd’hui qui ont été choisis et pourquoi ceux-ci ont été désignés comme prioritaires. Ces défis sont assez restrictifs : ils relèvent de l’économie d’énergie, de la mobilité et de la relance d’une économie basée sur les technologies de l’information et de la communication. D’autres défis urbains d’aujourd’hui comme de demain ne sont tout simplement pas concernés : le mal-logement ou le manque de logements, la ségrégation urbaine, l’accroissement des inégalités sociales et environnementales, l’enseignement à deux vitesses ou la disparition de l’espace public, pour ne citer que ceux-là, ne sont même pas évoqués.

Certes, on peut chercher le sous-texte et penser que les sommes économisées sur le long terme par les pouvoirs publics en matière de coûts énergétiques liés aux bâtiments autorégulateurs ou aux transports optimisés dans le cadre d’une ville intelligente pourront être réinvesties pour adresser les autres problèmes non-évoqués. Mais est-ce que cela se retrouve vraiment entre les lignes (de code) ?

Opérateur du lien social ?

Pour les entreprises privées, la «smart city» est l’avènement d’une expérience urbaine individualiste et taillée sur mesure : grâce aux capteurs situés dans votre smartphone et le réseau Wi-fi urbain étendu et gratuit [3], les algorithmes peuvent collecter toutes sortes d’informations sur vos habitudes et vous faire des propositions d’achats ou de services qui collent au plus près de vos attentes. C’est ce qui s’appelle utiliser la technologie pour personnaliser la relation client, ou en d’autres termes, vous rendre «unique» au cœur même de l’uniformisation marchande. Ce point de fusion entre le consommateur et le citoyen est problématique dans le cadre de la construction commune d’une ville-ensemble. En effet, difficile de faire coexister l’expérience personnalisée et individuelle avec la solidarité. Paradoxalement, c’est justement là que les TIC entrent en jeu.

Comme l’explique Maité Dupont, représentante de Mr Ouriaghli, échevin du logement et de l’informatique à la ville de Bruxelles, : «On veut accentuer la participation. L’outil informatique permet d’être plus efficace et de toucher un public si pas plus large, en tout cas, plus varié. Parce que les gens qui se déplacent aux comités de quartier ne sont pas légion ou alors ce sont toujours les trois mêmes», merci pour tou.te.s les autres bien présents pourtant à ces réunions [4]. «Et rarement avec un enthousiasme débordant pour les projets de la Ville», nous prennent ils pour des idiots incapables de comprendre la finalité de leurs projets commerciaux ??? Quel manque de respect !!! La technologie pourrait non seulement donner un coup de jeune à la démocratie participative mais aussi améliorer la cohésion sociale : « La réalité c’est qu’on peut se parler. On a réinventé un moyen de se parler. Moi j’ai une impression, c’est que les communautés ont tellement grandi qu’on ne réussit plus à se parler et qu’il y a des liens sociaux qui se sont rompus. Je pense que les réseaux virtuels nous permettent de retisser ce genre de liens. On a perdu le réseau tellement basique. On doit le réinventer. Et l’étendre» [5] … On croit rêver …

Dans la « smart city », la prothèse technologique devient alors ce que le philosophe Bernard Stiegler appellerait un pharmakon, soit à la fois un poison et un remède. Un poison car d’un côté, on voit bien que la société de l’information, guidée selon la logique du marché, provoque « la fragmentation sociale, la destruction générale des organisations  et l’isolement des individualités » [6] mais également un remède car cette atomisation du lien social prendrait fin avec la « mise en réseau » des individualités. Internet deviendrait alors en quelque sorte le nouvel opérateur du lien social.

Participation 2.0

Sur internet, la participation est un principe particulier qui permet d’élaborer une «intelligence collective». Comme l’explique le chercheur Evgeny Morozov, «donner une note à ses achats sur Amazon ou signaler ses spams à Google sont de bons exemples d’architectures de participation efficaces. En apprenant de leurs millions d’utilisateurs, Amazon et Google deviennent plus ‘ intelligents ’ et plus attrayants pour les utilisateurs initiaux» [7]. Il ne s’agit ni plus, ni moins que de « boucles de rétroactions », c’est à dire de retour d’expérience à la personne (ou ne nous berçons pas d’illusions, à l’algorithme) qui gère le système.
En dehors de la vie virtuelle, si la participation citoyenne urbaine actuelle s’inscrit dans un rapport de force défavorable à ceux qui n’ont pas le pouvoir, elle permet au moins l’articulation et la construction d’une pensée politique. Fusse-t-elle peu représentative et sans effet.

Le risque d’une participation numérique serait de limiter l’exercice démocratique à donner son avis en temps réel sur les services urbains afin que les gestionnaires de la ville puissent viser une certaine efficience. Un exemple de participation ou de « collaboration », est l’application Fix My Street, créée en 2008 en Angleterre et adoptée par la Région bruxelloise en 2013, qui permet à toute personne disposant d’un smartphone d’avertir en temps réel les pouvoirs publics d’une réparation à effectuer dans l’espace public des communes. Elle fonctionne selon un «retour d’expérience» du client, qui est en fait l’habitant.
La participation numérique transforme un problème complexe (ici : la dégradation des infrastructures urbaines) en simple problème informationnel. Si le trottoir n’est pas réparé, c’est parce qu’« on ne savait pas » qu’il était cassé. C’est à vous, citoyens, de faire office de boucle de rétroaction. Hors les problèmes urbains et sociétaux ne sont la plupart du temps pas liés à des problèmes de communications mais à des causes systémiques.

Et c’est en général là que commence la politique, soit l’action de faire des choix qui ne sont pas basés sur une abondance d’informations en temps réel mais sur une vision de société au long cours. La participation numérique permet tout au plus de pointer les failles que les solutions technologiques seront chargées de réparer. En d’autres termes, dans la « smart city », on s’intéresse aux effets et non aux causes. Pas question de remettre en doute le système, on ne s’intéresse qu’à ses débordements. Identifier les causes demande de la connaissance, et donc une certaine forme d’intelligence. Les effets, eux, peuvent être traités par des machines. En évacuant toute une série d’urgences politiques de la question des « villes intelligentes », on braque d’emblée les projecteurs de toute participation dans une seule direction. Si l’on voit aujourd’hui la Région bruxelloise organiser des Hackathons invitant les citoyens et les informaticiens à venir développer des applications qui puissent améliorer la mobilité en ville, on n’oserait pas imaginer un appel similaire pour développer des applications susceptibles de lutter contre la pauvreté ou la discrimination au logement.

Le numérique permet de multiplier de façon exponentielle les échanges de données, de traces ou d’informations entre les habitants et leur gouvernement. En temps réel. Dans la ville du futur, il deviendra plus facile de confondre la ville réelle avec son double numérique, de refuser l’analyse parfois longue et laborieuse des causes pour l’efficacité de la gestion des effets. Aujourd’hui comme pour demain, il est impératif que l’on fasse la distinction entre l’information et le savoir. Car ce qui compte, ce n’est pas l’abondance de réponses. Mais de (se) poser les bonnes questions.

Thyl Sadow

Article publié initialement dans Bruxelles en mouvements n°281 (mars-avril 2016), la revue d’IEB

1. DOUCET B. Bianca Debaets : « Smart Brussels ? Aller au-delà du purement technologique…». Site de Régional-IT. 10/09/15.
2. BUTSTRAEN F. Interview réalisée par téléphone le 15/01/16.
3. Entendre : payé par le contribuable.
4. DUPONT M. Entretien réalisé le 07/01/16.
5. Ibid 4.
6. MUSSO P. Critique des réseaux, PUF, 2003.
7. MOROZOV E. « Le trafiquant de mèmes. Les discours insensés de Tim O’Reilly, ‘inventeur’ de l’OpenSource et du Web 2.0 », Agone 2015/HS (Hors série), p. 137-174.

Une chose est sure il y a des défis citoyens à relever, une vision à redéfinir, et de véritables moyens à mettre en œuvre, notamment au niveau des formations, et ce rapidement.

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Pokémon Go est en train de transformer le monde qui nous entoure, et pour ceux qui en douteraient encore, il n’y a qu’à écouter les conversations des gens autour de vous, on se croirait revenus en plein dans une cour de récré des années 90.

PokemonGo Fever

Les rues de notre belle commune sont envahies par des hordes de zombies brandissant férocement leurs téléphones tout en donnant des petits coups de doigts frénétiques. PokemonGo descend sur la ville.  Rappelons que c’est un jeu en réalité augmentée pour Smartphones, offrant aux joueurs la possibilité de capturer et de dresser des Pokémons.

Le joueur se déplace « in real life » et évolue sur la carte virtuelle sur laquelle se trouvent les Pokémons, grâce au capteur GPS de son Smartphone. Ce jeu a été développé conjointement par Nintendo et Niantic, ancienne filiale de Google qui s’était fait connaître par le jeu Ingress. Promis à un bel avenir, ce jeu,  suscite un engouement public partout dans le monde.

Si ce modèle est innovant, il ne va pas sans poser de questions, car il s’agit ni plus ni moins, sous le prétexte d’un jeu, d’appâter des individus sur un lieu commercial contre rémunération, et de soulever certaines problématiques touchant au droit des données à caractère personnel, et à l’occupation sauvage de l’espace public.

Mais laissons Marcel Sel nous en exposer le principal problème. Extraits choisis. L’intégrale ici.

“Le principal problème est sociétal.

Passons sur les atteintes à la vie privée, dont les joueurs sont peu avertis et dont on parle déjà pas mal ailleurs.

Le problème c’est la réquisition constante de l’espace public, mais aussi privé (un Pokemon rare se promenerait aujourd’hui dans… un immeuble de Saint-Gilles), par une entreprise. L’échiquier de PokemonGo, c’est votre rue, votre musée, votre jardin, votre environnement. Il ne s’agit plus d’un jeu limité à quelques avertis passionnés, mais d’un phénomène d’ultra-masse. Nintendo n’occupe rien de moins que le monde au service de ses fanatiques. Un jeu où « les gens sont invités à investir leurs aspirations refoulées » et montrer que « le capitalisme réussit à dépersonnaliser l’homme en lui offrant mille et une occasions d’identification gratifiante ».

Cette réquisition constante ou aléatoire de l’espace public ne dérange étonnamment pas certains libéraux. Curieusement, ce sont parfois les mêmes qui hurlent quand on organise une journée sans voiture. PokemonGo, ça, c’est de l’intérêt public ! Nos poumons, notre mobilité par contre …

L’organisation patronale flamande UNIZO a ainsi profité du Pokestop de la Kammenstraat, à Anvers, en achetant pour 50 € de leurres et en attirant dans la petite rue commerçante une telle masse de chasseurs que la police a dû… fermer l’artère ! Il paraît que les commerçants sont ravis. Si c’est vrai, cela signifierait que les chasseurs de Pokemon Go font la halte chez American Aparell, Dries Van Noten ou Essentiel, se présentent chez Randstadt intérim (au bout de la rue), achètent des diamants dans la petite boutique du coin… J’ai comme un doute. Mais soyons bons joueurs, les cafés ont bien dû faire le plein, et Addidas a dû vendre quelques baskets à ces jeunes aux pieds forcément fragiles, si peu habitués à lever leur cul. Belle image de la jeunesse qu’on nous vend-là !

Ceux que je côtoie au quotidien ont bien d’autres raisons de sortir, mais bref.”

Marcel Sel

 

Si vous êtes joueur, nous vous déconseillons d’aller jouer à Molenbeek, car la célèbre entité accueille sur son territoire un nombre particulièrement faible de Pokémon. C’est ce qu’a relevé ce mercredi 10 août le quotidien flamand Het Laatste Nieuws (HLN), lequel précise qu’il n’y a là aucun hasard. “Pokémon Go est ressenti par de nombreuses personnes comme un jeu social. Mais l’inégalité géographique de l’application laisse un arrière-goût amer“, constate HLN.

Les chiffres indiquent en effet une nette distinction entre les quartiers à la mode dans la ville et les communes pauvres comme Molenbeek…

 

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Pour terminer, et pour quelques sourires de plus, le site Démotivateur.fr a fait une compilation des théories complotistes les plus farfelues.

Ils sont partout. C’est prouvé, Pokémon Go est un complot Illuminati/Reptilien pour contrôler nos esprits et nous surveiller où que nous soyons !

à suivre

 

Pour aller plus loin un site à découvrir sans attendre :)
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Comments

  1. A propos du futur antérieur

    Quelle aura été la différence entre Mai 68 et Mai 2018 ?

    L’imagination au pouvoir sans le Peuple ?

    Tu auras posé aussi ta question à DAZIBAO et DAZIBAO t’aura répondu.

    • Jeep1060 Author

      Oui, l’utilisation de l’espace public, bien commun, au seul profit d’une entreprise, et à des fins commerciales est carrément insupportable !!!

      L’idée néo-libérale que la ville dernier espace rentabilisable devienne une ressource exploitable est totalitaire. Ce modèle urbanistique actuel prime le loisir consumériste et limite l’espace public. Les citoyens doivent se réapproprier l’espace public, par la promotion de la créativité, de l’engagement critique, des interactions sociales inédites, de la générosité et du jeu : autant d’éléments qui participent à la construction d’une ville durable.

      Que ces actions citoyennes soient spontanées et empiriques ou réalisées en concertation avec les pouvoirs publics et en lien avec des outils méthodologiques innovants, elles révèlent une nouvelle tendance, lourde de conséquences pour l’aménagement urbain dans les années futures.

      Collectivités et professionnels devront dorénavant compter sur la créativité des usagers pour penser un aménagement adapté à leurs pratiques.

      Réappropriation citoyenne immédiate et sans conditions !!!

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